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Actualité
  • Interview exclusive de Grand Corps Malade
  • Un million d’exemplaires vendus de ses deux premiers albums, un 3e opus intitulé 3e temps et une date à Pontault-Combault, le 15 décembre aux Passerelles. Interview exclusive de Grand Corps Malade, un artiste à la plume aiguisée.

  • Pourquoi ce nom de Grand Corps Malade ?

    Quand j’ai commencé le slam dans un petit café parisien, beaucoup de slameurs portaient des pseudonymes. J’ai opté pour la tradition et ai choisi le nom de Grand Corps Malade, pseudo aux accents indiens qui fait allusion au fait que je marche avec une béquille depuis un accident. Je pensais que je porterais ce nom uniquement le temps d’une soirée…

    Comment arrive-t-on au slam ? À quel âge avez-vous écrit votre premier texte ?

    Mes premiers textes, anecdotiques, datent de l’adolescence. J’ai vraiment découvert le slam en 2003. On commence le slam comme tous les slameurs en entrant un jour dans un bar.

    Vous écrivez tous les textes de vos chansons, d’où vous vient cette belle plume ?

    L’envie d’écrire des mots m’est plus venue de mes oreilles que par mes lectures. J’ai été bercé par Brassens, Brel, Barbara… Après, j’ai écouté du rap ou Renaud. C’est un mélange de tout ça qui m’a donné envie d’écrire. À l’origine, le slam se fait a capella, mais vous verrez, à Pontault-Combault, je serai entouré de musiciens talentueux qui accompagnent bien les textes.

    Quels sont les thèmes qui vous inspirent ?

    Je suis inspiré par la vie de tous les jours, par les sentiments que nous sommes tous amenés à traverser, par ce qui se passe dans le monde. Ça peut être très perso ou lié à la société. Je peux écrire la nuit, à la terrasse d’un café, dans un jardin…

    Animez-vous encore des ateliers d’écriture ?

    Je continue en effet de m’occuper d’un atelier à Saint-Denis. Et de façon plus ponctuelle, j’essaie d’aller dans des écoles, dans des prisons et même des maisons de retraite. J’aime bien rencontrer des publics différents.

    Faire un titre avec Aznavour, ce n’est pas donné à tout le monde…

    C’est en effet un privilège ! J’ai eu l’occasion de le croiser à plusieurs reprises. À chaque rencontre, nous avons parlé écriture. C’est toujours passionnant pour un jeune auteur comme moi de parler écriture avec une légende vivante. Je lui ai du coup proposé de faire un duo, sachant qu’il connaissait mon travail. Il a tenu à ce que j’écrive seul tout le texte de « Tu es donc j’apprends ». Un grand souvenir.

    Justement, votre plus beau souvenir de slameur ?

    C’est difficile de choisir après 300 concerts. Forcément mon premier Olympia, le fait de jouer dans une petite salle avec une ambiance incroyable, ou alors devant 50 000 personnes aux Vieilles charrues sont des souvenirs gravés à tout jamais.

    Vous êtes allé à Clichy-sous-Bois soutenir le collectif AC Le feu le 9 novembre. Quel était le but de cette visite ?

    L’enjeu de cette journée était d’inciter les jeunes à aller s’inscrire sur les listes électorales, pour qu’ils pèsent sur le débat politique. Il faut montrer à ces jeunes des quartiers populaires qu’ils sont une puissance électorale.